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Condamnations record pour 3 banques aux Etats-Unis, dont la BNP

http://www.humanite.fr

La justice américaine frappe fort : trois grandes banques, dont la BNP Paribas, sont sous le coup de lourdes amendes de plusieurs milliards de dollars. Ce pourrait être le déclencheur qui permettrait enfin à la justice de demander des comptes aux banques et de les faire payer pour leur responsabilité.

Depuis peu aux Etats-Unis, lorsqu’elles font de grosses bêtises ou sont hors-la-loi, les banques peuvent être condamnées. C’est assez rassurant, puisque suite à la crise des subprimes, certaines banques étaient passées du statut de «to big to fail » (trop grosses pour faire faillite) à « to big to jail ». Cette expression, signifiant « trop grosse pour être condamnées » a été employée par Eric Holder, procureur général des États-Unis, devant le Sénat. Un aveu d’impuissance très douloureux pour l’Etat et la justice, face aux banques. C’est Goldman Sachs qui était dans le collimateur du procureur, mais les conséquences sur l’économie mondiales auraient été trop lourdes, selon Holder, pour risquer de condamner le groupe. Ainsi malgré des fautes lourdes, aux conséquences que nous payons toujours aujourd’hui, aucune banque n’a été fermée, ou démantelée par décision de justice, aucun dirigeant de banque n’a été condamné à une peine de prison.
On peut imaginer le sentiment d’impunité des banques. Non seulement elles étaient renflouées à coups de centaines de milliards par les Etats lorsqu’elles spéculaient avec de l’argent qu’elles n’avaient pas sur des produits toxiques, mais en plus elles n’étaient pas condamnables.

Pourtant c’est ce même procureur, Eric Holder, qui un an après sa terrifiante déclaration au Sénat est revenu sur sa position. Il s’est attaqué à JP Morgan en premier, qu’il a condamné à 13 milliards de dollars d’amende pour son rôle toxique dans la crise des subprimes. Puis au tour de Bank of America d’être actuellement sur le banc des accusés pour la même raison, et de risquer 12 milliards de dollars. Ces amendes sont lourdes, même pour ces grandes banques, et justes. Ces établissements sont enfin condamnés pour leur responsabilité dans ces crédits immobiliers toxiques, qui ont entrainé plus de 14 millions de saisies immobilières aux Etats-Unis depuis 2005.
Le Crédit Suisse a lui aussi été condamné à payer plus de 2,5 milliards de dollars  d’amendes et de pénalités après avoir plaidé coupable de complicité d’évasion fiscale aux Etats-Unis.

Le cas BNP Paribas

Enfin c’est BNP Paribas qui depuis quelques jours est dans le collimateur de la justice américaine, pour des activités illégales. La BNP aurait passé outre des sanctions, essentiellement au Soudan de 2002 à 2009, puis effacé des éléments d’identification relatifs à des virements de manière à ce qu’ils puissent transiter par le système financier américain sans éveiller les soupçons. L’amende envisagée au départ était de 16 milliards de dollars, et semble se négocier en ce moment autour de 10 milliards.
L’Etat français est en panique et veut voler au secours de la très grosse banque, quitte à tenter des pressions sur Obama pendant les célébrations du débarquement. Celui-ci a pointé très justement qu’en tant que président, il n’avait pas le droit de faire pression sur la justice. C’est alors que Laurent Fabius est intervenu pour remettre en cause les négociations sur le traité transatlantique au nom de la réciprocité… En cela, le gouvernement français reproduit, tête baissée, les préceptes du « to big to jail » : condamner une des plus grandes banques d’Europe aurait des conséquences “très importante pour la France et pour l’Europe”…
Mais si Laurent Fabius laisse la justice américaine faire son travail, au nom de cette même réciprocité, la justice française, grecque, espagnole et européenne pourrait tout aussi bien s’attaquer à Goldman Sachs, JP  Morgan et toutes les autres pour leur rôle dans la crise et demander des comptes. Et si en plus, cela permet de remettre en cause le traité transatlantique

 

Les banques se préparent au retour de la drachme en Grèce

par Douwe Miedema et Sarah White

LONDRES (Reuters) – Les banques de la planète se préparent en toute quiétude à faire travailler avec une nouvelle devise grecque.

Certains établissements financiers n’ont jamais effacé la drachme de leurs systèmes informatiques après l’adoption de l’euro par la Grèce en 2001. Ils seraient prêts en un clin d’oeil si le problème de la dette contraignait le pays à revenir aux bonnes vieilles pièces et billets libellés en drachmes.

De toute façon, les banques sont habituées au changement : elles ont géré le passage des marchés financiers à l’euro en 1999 ainsi que l’apparition de devises comme la couronne estonienne (jusqu’à son remplacement par l’euro en 2011) ou le tenge kazakh avec l’éclatement de l’Union soviétique.

D’ailleurs, on s’agite en coulisses depuis 2009, date de l’apparition de la crise de la dette en Grèce, souligne Hartmut Grossman, de la société américaine ICS Risk Advisors qui travaille avec les banques de Wall Street.

Beaucoup de sociétés, notamment en Europe et aussi ici, étudient cela depuis longtemps”, commente Hartmut Grossman. “Tous les établissements financiers sont préparés à cette éventualité. Le départ de la Grèce de la zone euro n’est pas une idée nouvelle.”

L’Union européenne dit vouloir conserver la Grèce dans l’euro. Les sondages montrent que les Grecs veulent conserver la monnaie unique. Mais ils ont aussi voté dimanche dernier pour des partis opposés au plan de sauvetage de l’UE et du Fond monétaire international, ce qui a à nouveau suscité des doutes sur le maintien du pays au sein des Dix-Sept.

CONTRÔLE DES CHANGES

Si la Grèce quittait l’euro, elle imposerait très certainement un contrôle des changes, estiment les banquiers, ce qui n’empêcherait pas les transactions sur la nouvelle devise.

“Les salles de marchés spécialisées dans les changes peuvent être prêtes assez vite. Cela dépend exactement comment se passe la sortie de la zone euro”, commente Lewis O’Donald, directeur des risques basé à Londres de la banque d’affaires japonaise Nomura.

Les devises qui ne sont pas librement négociables, comme le yuan chinois, sont suivies sur des marchés à part via l’utilisation d’instruments dérivés comme des contrats à terme par exemple.

Si la Grèce choisit un taux de change fixe, tout dépendra de la parité retenue. Si le gouvernement choisit un euro pour une nouvelle drachme, une telle parité ne serait pas tenable très longtemps et entraînerait de lourdes pertes pour les banques.

Les banques ont étudié les possibilités pour se protéger mais peu ont pris de mesures concrètes.

“Les banques sont très, très réticentes pour commencer à crier au feu. Elles savent ce qui se passe(rait) et à quoi ressemblerait une panique”, commente un avocat de Londres chargé de conseiller les établissements financiers.

La plupart se contentent de vérifier le droit applicable à leurs contrats, se couvrent contre un défaut et examinent tous les problèmes juridiques qu’une sortie de la Grèce de l’euro pourraient soulever.

Des simulations ont bien été faites. Mais on ne sait pas vraiment comment fonctionnerait une sortie.“Pour les transactions libellées en euro, quel sera leur statut en cas de changement dans la nature de cette devise ?” s’interroge Miles Kennedy, associé chez PricewaterhouseCoopers.

Danielle Rouquié pour le service français

L’introduction en Bourse de Facebook, un vrai cadeau pour le fisc américain

 

(Boursier.com) — L’introduction en Bourse de Facebook permettra à son fondateur Mark Zuckerberg d’extérioriser sa fortune, qui s’élève à plus de 17 milliards de dollars. Hier soir, le réseau social en ligne a en effet dévoilé la fourchette de prix prévue pour son introduction (entre 28 dollars et 35 dollars par titre), qui valorise le groupe à 86 milliards de dollars en milieu de fourchette, et à plus de 96 milliards de dollars en haut de fourchette.

Cependant, pour Mark Zuckerberg, qui détient environ 17% du capital de Facebook, l’opération va aussi se traduire par une note fiscale salée, supérieure à 1 milliard de dollars… Ainsi, à l’occasion de l’introduction, Zuckerberg va exercer des “stocks options” reçues en 2005 pour 6 cents pièce seulement, et dont les plus-values sont frappées d’un impôt de 35%.

Le groupe a donc annoncé hier aux autorités boursières que pour payer ces impôts, le jeune milliardaire de 27 ans cèdera une partie de ses titres, pour un montant de 1,1 milliard, lors de l’introduction au Nasdaq prévue dans les prochains jours. Un très gros chèque qui devrait placer cette année le patron de Facebook parmi les tous premiers contribuables américains ! Aux Etats-Unis, les 400 contribuables les plus aisés payent en moyenne chaque année 48 millions de dollars chacun…

De son côté, le magazine américain ‘Forbes’ n’a pas attendu la cotation en Bourse de Facebook pour estimer la fortune de Mark Zuckerberg. Ce dernier s’est hissé en 2011 du 35ème au 14ème rang de personnes les plus riches des États-Unis, avec une fortune estimée à 17,5 milliards de dollars selon le classement ‘Forbes’. Un patrimoine qui sera donc désormais appelé à fluctuer en fonction des aléas de la Bourse.

Pour l’instant, la fortune de Mark Zuckerberg est déjà supérieure à celle d’autres fondateurs et dirigeants de grandes sociétés technologiques comme Steve Ballmer de Microsoft (19ème en 2011 avec 13,9 Mds$), Michael Dell de Dell (18ème avec 15 Mds$) et les deux fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin (15èmes ex-aequo avec 16,7 Mds$). Mais le patron de Facebook a encore du chemin à parcourir avant de rivaliser avec Bill Gates, le fondateur de Microsoft, l’homme le plus riche des Etats-Unis avec un patrimoine de 59 Mds$, et Larry Ellison (Oracle), 3ème avec ses 33 Mds$ en 2011…

 

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